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1er août 2019 - Le Tribunal de Première Instance de Marche en Famenne estime que les conditions du partage des terres intervenus en 1833, et plus spécifiquement une servitude crée à cette occasion, ne permettent pas à Lhoist de pomper les eaux en grande profondeur même si elle remet toute l’eau dans la galerie de Tridaine.  Le tribunal a cependant rappelé que Lhoist est bien la seule propriétaire de la source de Tridaine, ainsi que de l’eau qui s’en écoule tant que celle-ci est sur son terrain.

Le tribunal aujourd’hui ne conteste donc pas que Lhoist soit le propriétaire de la source (et pas l’Abbaye), mais le tribunal estime que le pompage en grande profondeur de l’eau de Tridaine constitue une forme de violation de la servitude créée en 1833. 

Lhoist estime qu’elle dispose de plusieurs arguments solides pour contester l’analyse juridique qui a été retenue par ce jugement, et ira en appel. 

En effet, Lhoist n’aperçoit pas en quoi son pompage-test contredirait la servitude créée en 1833, puisque l’eau qui est prélevée par la brasserie provient toujours de la même nappe aquifère sous le terrain de Lhoist (celle qui alimente la source de Tridaine) et est amenée au bout de la galerie de Tridaine, c’est-à-dire exactement au même endroit qu’avant le début du pompage-test. 

Lhoist reste également convaincue des mérites du pompage pour toutes les parties prenantes. Comme lors des deux dernières années, la sécheresse s’est installée dans la région avec les conséquences qu’on connaît pour de nombreuses communes environnantes dont Rochefort. Aujourd’hui, le pompage-test de Lhoist sert également à assurer l’approvisionnement constant en eau de la ville et de la brasserie de l’Abbaye, sans plus avoir à craindre une rupture d’approvisionnement.